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[Procès] États-Unis : Rejet de la détection du mensonge par neuroimagerie fonctionnelle

Aux États-Unis, la Cour suprême a établi plusieurs recommandations permettant d’évaluer l’admissibilité de preuves scientifiques pendant un procès :

- Une technique doit avoir fait l’objet de tests empiriques ;
- Les résultats de ces tests doivent avoir été publiés dans des revues scientifiques à comité de lecture ;
- Le taux d’erreur de la technique doit être connu ;
- La technique doit être acceptée dans la communauté scientifique.

Dans une affaire de fraude à l’assurance maladie, le juge fédéral Tu Pham, dans l’État du Tennessee, a rejeté les données d’imagerie par résonnance magnétique fonctionnelle (IRMf), censée pouvoir révéler une sorte de signature cérébrale du mensonge ou de la vérité. Le juge a estimé que cette technique ne se conformait pas aux deux derniers critères émis par la Cour suprême.

Il a par ailleurs souligné la déconnexion entre les études de laboratoire publiées sur la détection du mensonge par IRMf et le cas judiciaire en cause. L’accusé était âgé de 63 ans au moment du premier scan et les faits reprochés remontaient à plusieurs années. Dans les études expérimentales, les participants sont généralement de jeunes étudiants d’université devant mentir à propos d’un crime simulé.

Référence :

Miller, G. (2010). fMRI lie detection fails a legal test. Science, 328(5984), 1336-1337.

Lectures supplémentaires :

Houdé, O., Mazoyer, B., & Tzourio-Mazoyer, N. (2002). Cerveau et Psychologie. Paris : Presses Universitaires de France. Un panorama de l’anatomie et la physiologie du cerveau, ainsi que des techniques et des applications de neuroimagerie fonctionnelle en psychologie.

Social Neuroscience, vol. 4, n° 6, 2009. Numéro spécial consacré aux corrélats neuronaux du mensonge.

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