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« Je suis certain que c’est lui ! » : relations entre certitude des témoins et précision des identifications de suspects [version révisée]

12 janvier 2009 par Frank Arnould

Un témoin sûr de lui est-il un témoin précis, et inversement ? Le point sur la recherche scientifique récente

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 Introduction

Après avoir participé à une séance d’identification d’un suspect, certains témoins oculaires justifient souvent leur décision en déclarant qu’ils sont sûrs, au moins à 90 %, que la personne désignée est bien le coupable du crime. Ils confessent que le visage de l’agresseur est définitivement gravé dans leur mémoire, et qu’ils ne peuvent donc pas se tromper. D’autres, au contraire, paraissent moins sûrs d’eux-mêmes, avouant, par exemple, ne pas avoir vu le visage du criminel dans des conditions suffisamment bonnes. Ils estiment que la probabilité que le suspect désigné soit le coupable est de 40 %.

Les jurés semblent accorder une place de choix à ce type d’information pour décider si l’accusé est coupable ou non. C’est, du moins, ce qu’indiquent plusieurs enquêtes et simulations de procès en laboratoire (voir, par exemple, Penrod & Cutler, 1992 ; Wells, Small, Penrod, Malpass, Fulero & Brimacombe, 1998). Juges, policiers et grand public partagent un point de vue similaire sur la question (voir Brewer, 2006 ; Sporer, Penrod, Read & Cutler, 1995 ; Wise & Safer, 2004). La certitude exprimée par un témoin est donc utilisée comme indicateur d’exactitude de l’identification. Cette dernière est jugée précise si le témoin est sûr de lui et imprécise si, au contraire, il est peu certain de sa décision.

Prenant le contre-pied de cette conception, 87 % des experts du témoignage oculaire ayant répondu à une enquêté menée aux États-Unis pensent que la confiance d’un témoin n’est pas un bon indicateur de la qualité de son témoignage. En outre, 73 % des psychologues interrogés sont prêts à informer une cour de justice dans ce sens (Kassin, Tubb, Hosh & Memon, 2001).

Qui a raison ? Jurés, professionnels de la justice ou psychologues experts du témoignage ? Au regard des résultats de la recherche scientifique récente, les deux parties pourraient bien détenir chacune une partie de la vérité !

 Un premier bilan pessimiste ?

Les conclusions de plusieurs synthèses statistiques des travaux portant sur cette question donnent, a priori, raison aux experts du témoignage. Ces méta-analyses (méthodes permettant de résumer quantitativement les résultats de recherches portant sur le même sujet) montrent que la corrélation entre les deux variables est nulle ou faible (voir tableau ci-dessous).

Corrélations confiance-exactitude des identifications dans quatre méta-analyses
Méta-analyseNombre d’étudesCorrélation confiance exactitude
Penrod (1980)
16
0,23
Wells & Murray (1984)
31
0,08
Bothwell et al. (1987)
35
0,25
Sporer et al. (1995)
30
0,29

Ce premier bilan pessimiste doit pourtant être nuancé. La relation entre confiance et exactitude des identifications est modulée par différents facteurs : elle est plus élevée dans certains cas, plus faible dans d’autres (Wells & Olson, 2003 ; Wells, Olson, & Charman, 2002).

 Les facteurs modulant la relation confiance et exactitude des identifications

Sélectionneurs et non-sélectionneurs. Globalement, il existe une association positive plus élevée entre confiance et exactitude des identifications chez les témoins choisissant une personne dans la parade que chez ceux ne faisant aucun choix (voir la méta-analyse de Sporer et coll., 1995 ; Brewer & Wells, 2006 ; résultat non reproduit par Brewer, Keast & Rishwood, 2002).

Hypothèse des conditions optimales. Cette relation pourrait être également plus forte quand les conditions de mémorisation (encodage), de conservation (stockage) et de récupération des informations sont optimales (Deffenbracher, 1980). Par exemple, la corrélation entre temps d’exposition (le temps pendant lequel un sujet est exposé à un visage) et relation confiance-exactitude est de 0,51 (Bothwell et al., 1987). Ainsi, plus le temps d’exposition est long, ce qui est considéré comme une condition optimale pour la mémorisation du visage, plus la confiance pourrait prédire l’exactitude de son identification.

Toutefois, certains résultats ne sont pas concordants avec cette proposition théorique. Par exemple, la psychologue Amina Memon et ses collègues constatent bien qu’un temps d’exposition plus long améliore la précision du témoignage. Cependant, lorsque le coupable fait partie de la parade d’identification, un temps d’exposition long accroît la confiance du témoin, que ce dernier soit précis ou non. Quand le coupable n’est pas présent dans la parade d’identification (situation simulant les tapissages dans lesquels le suspect est innocent), le temps d’exposition (court ou long) n’a pas d’effet sur la confiance, qui elle-même ne varie pas selon la précision du témoin. Les auteurs concluent (p. 349) que la confiance n’est pas un indice fiable de la précision lors d’un temps d’exposition long, particulièrement dans le cas d’un tapissage avec cible absente (Memon, Hope & Bull, 2003).

Busey et ses collègues montrent aussi qu’il existe une dissociation entre la confiance et la précision dans une tâche de reconnaissance des visages lorsque le niveau de luminance du visage est différent entre la phase d’étude et la phase de test. Un visage présenté avec un niveau de luminance plus élevé lors de la reconnaissance induit une confiance accrue alors que la précision de la reconnaissance est réduite.

Confirmation et infirmation de la réponse du témoin. L’administrateur du tapissage peut confirmer au témoin que sa décision est correcte. Un témoin peut être aussi conforté dans son choix en le confrontant à celui d’un autre témoin du crime (Brewer, 2006).Ces suggestions sont dangereuses, car elles peuvent modifier le niveau de confiance, indépendamment de la précision des identifications.

Quand le coupable n’est pas présent dans la parade, les témoins ayant indiqué avec justesse n’avoir identifié aucun individu se sentent plus sûrs d’eux-mêmes quand leur réponse est confirmée par l’administrateur du tapissage… mais également quand ils identifient par erreur une personne innocente (Bradfield, Wells, & Olson, 2002 ; Semmler et al. 2002 ; Smith, Lindsay, & Pryke, 2000 ; Wells & Bradfiled, 1998 ; 1999 ; Wells, Olson, & Charman, 2003) ! Même en l’absence de confirmation verbale de la part de l’enquêteur, la confiance des témoins s’accroît également, ce qui indique l’existence probable d’influences non verbales (Garrioch & Brimacombe, 2001). Quand le coupable est présent dans la parade, la confirmation de la réponse accroît la certitude des témoins aussi bien quand ils désignent le coupable ou un innocent, ou encore quand ils ne choisissent aucun individu (Semmler et coll., 2004).

Que se passe-t-il quand l’enquêteur infirme la décision des témoins, autrement dit, quand il leur indique que leur réponse est incorrecte ? Les résultats sont plus mitigés que ceux concernant la conformation des réponses. Certains travaux montrent que ce type de rétroaction réduit la confiance (Dixon & Memon, 2005 ; Hasftad, Memon, & Logie, 2004 ; Garrioch & Brimacombe, 2001), alors que d’autres résultats n’indiquent pas d’effet particulier (Wells et coll., 2003).

 La relation entre confiance et exactitude : un problème statistique ?

La relation entre confiance et exactitude des identifications est donc complexe puisque nuancée par plusieurs facteurs. La difficulté à découvrir une relation positive entre ces deux variables serait aussi à chercher dans la technique statistique utilisée classiquement pour mesurer cette association : le coefficient de corrélation bisériale de point. Ce mesure permet de calculer le niveau d’association entre une variable dichotomique (ici, le fait d’identifier ou non un suspect) et une variable quantitative dont les valeurs sont considérées comme des points séparés (ici, une échelle de confiance 0 %, 10%, 20 %...).

Certains chercheurs (voir, par exemple, Juslin, Olsson, & Winman, 1996) montrent que la plupart des études sur l’identification d’un suspect utilisent des conditions invariantes d’encodage et de test de la mémoire des témoins, contrairement à ce qui se passe souvent dans des situations réelles de crime : un témoin, par exemple, voit le suspect pendant quelques secondes, alors qu’un autre l’observe pendant plusieurs minutes et sous un angle différent. Les conditions expérimentales figées pourraient réduire la variance des évaluations de la confiance et, par voie de conséquence, réduire la corrélation confiance - exactitude (Brewer, 2006). Les résultats publiés par le psychologue D. Steven Lindsay et ses collaborateurs (Lindsay, Nilsen, & Read, 2000 ; Lindsay, Read & Sharma, 1998) vont dans ce sens. L’objectif de ces expériences est de varier les conditions du témoignage (par exemple, certains témoins observent un personnage pendant un court instant, les autres sur une période plus longue). Les résultats montrent que dans une situation homogène, la corrélation entre confiance et exactitude des identifications est plus faible que lorsqu’elle est calculée sur l’ensemble des sujets de toutes les conditions expérimentales.

Les techniques statistiques de calibrage (calibration) donnent aussi une image plus optimiste des relations entre confiance des témoins et exactitude des identifications. Le principe général de ces méthodes est d’évaluer l’association entre probabilités subjectives (ici, les niveaux de confiance des sujets, 100 %, 80 %, 60 %....) et probabilités objectives (la précision des sujets).

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La façon la plus simple d’estimer le calibrage entre confiance et exactitude est d’inspecter visuellement un graphique croisant ces différentes probabilités (voir la figure ci-contre). Le calibrage parfait se concrétise par une fonction linéaire : 100 % des identifications sont correctes quand les témoins se disent confiants à 100 %, et ainsi de suite. Les témoins trop sûrs d’eux-mêmes par rapport à la précision réelle de leur identification, se situent sous la courbe de calibrage parfait. Ceux n’étant pas assez sûrs d’eux-mêmes par rapport à la précision réelle de leur identification se situent au-dessus de celle-ci.

Trois indices statistiques permettent également d’évaluer le niveau de calibrage (d’après Brewer, 2006, le lecteur intéressé par le mode de calcul précis de ces indices pourra se référer, par exemple, à l’article de Allwood, Granhag, & Johansson, 2003) :

- L’indice de calibrage C permet d’indiquer l’étendue avec laquelle un échantillon dévie du calibrage parfait. Il varie de 0 (calibrage parfait) à 1 (calibrage mauvais) ;
- L’indice O/U (pour Overconfidence/Underconfidence) permet de savoir si les sujets sont plus confiants ou moins confiants relativement à l’exactitude de leur témoignage. Il varie de - 1 (sous confiance extrême) à + 1 (surconfiance extrême) ;
- La résolution permet d’évaluer l’étendue avec laquelle les jugements de confiance peuvent discriminer les décisions correctes et les décisions incorrectes. Cet indice varie de 0 (absence de discrimination) à + 1 (discrimination parfaite).

Plusieurs études indiquent un bon calibrage entre confiance et précision de la reconnaissance de visages, alors que les corrélations entre ces deux variables sont modestes (Olsson, Juslin & Winman, 1998 ; Weber & Brewer, 2003 ; 2004). A titre d’exemple, Olsson et coll. (1998) obtiennent un indice C de .003, indiquant un excellent calibrage linéaire, alors que la corrélation est modeste (0,36). Dans les situations d’identification par un témoin, des résultats similaires sont observés (Juslin et coll., 1996 ; Olsson, 2000 ; Weber & Brewer, 2004, bien que les conclusions de l’étude de Brewer et coll. [2002] soient plus mitigées). L’idée principale à retenir est donc que les études de corrélation semblent avoir probablement sous-évalué la relation possible entre confiance et exactitude du témoignage

En outre, le calibrage est meilleur chez les sélectionneurs que chez les non-sélectionneurs, aussi bien dans des tâches de reconnaissance de visages (Weber & Brewer, 2003, 2004, 2006) que dans des situations de tapissage (Brewer et coll., 2002 ; Brewer & Wells, 2006). Ce résultat fait néanmoins l’objet de débat (Weber & Brewer, 2006).

 Conclusions

Les psychologues experts du témoignage ont encore une vision bien pessimiste de la relation entre confiance et précision des identifications d’un suspect. À l’opposé, les jurés jugent bien trop facilement que la certitude est un bon indicateur de la qualité des témoignages. La réalité est bien plus complexe que ces deux positions tranchées. L’association entre ces deux variables est apparemment nuancée par différents facteurs. Elle est plus élevée dans certaines circonstances et plus faibles dans d’autres. En outre, le niveau de certitude d’un témoin et la précision de son témoignage sont plus fortement associés quand de nouvelles méthodes statistiques sont appliquées aux données.

Références citées :

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Lecture recommandée :

Krug, K. (2007). The relationship between confidence and accuracy : Current thought of the litterature and a new area of research. Applied Psychology in Criminal Justice, 3, 7-41. Une revue récente et complète de la littérature scientifique sur les relations entre confiance et exactitude des témoignages. Accessiblement librement en ligne à l’adresse suivante : http ://www.apcj.org/journal/index.php ?mode=view&item=27.

Mots clés :

Témoignage oculaire - Confiance et certitude - Identification du suspect - Parade d’idenfication - Tapissage de police - Métamémoire - Mémoire - Cognition

Publié le 16 janvier 2006
Révisé le 12 janvier 2009