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La mémoire d’une conversation criminelle : modalités de présentation et intervalle de rétention.

5 avril 2006 par Frank Arnould

Campos & Alonso-Quecuty (2006) ont étudié la mémoire d’une conversation criminelle (deux individus planifient un vol) chez 80 sujets. Sa présentation est soit audio-visuelle (les participants visionnent une vidéo) soit uniquement sonore. La mémoire est évaluée par un test de rappel libre immédiat ou différé (quatre jours plus tard) du contenu de la conversation.

Les résultats montrent que la mémoire de la conversation se détériore lorsque l’intervalle de rétention augmente. De plus, les participants rappellent préférentiellement le sens général (gist recall) de la conversation plutôt que ses éléments textuels, de surface (verbatim recall).

La mémoire de la conversation, lorsque sa présentation est uniquement sonore, est moins précise, plus sensible à l’oubli et aux erreurs de fabrications (les sujets rapportent des éléments qui n’étaient pas présents) que la mémoire de la même conversation dont la présentation est audio-visuelle.

Référence :

Campos, L., & Alonso-Quecuty, M. (2006). Remembering a criminal conversation : beyond eyewitness testimony. Memory, 14, 27-36.

A signaler également :

Wright, D.B., & Wareham, G. (2005). Mixing sound and vision : The interaction of auditory and visual information for earwitnesses of a crime scene. Legal and Criminological Psychology, 10, 103-108.