Preuves falsifiées et faux aveux

4 mai 2009 par Frank Arnould

Présenter de fausses preuves conduirait des personnes innocentes à avouer un crime qu’elles n’ont pas commis.

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Les psychologues Robert Nash et Kimberley Wade, de l’Université de Warwick au Royaume-Uni, convient des étudiants à participer à un jeu de pari. Ces derniers sont accusés à tort d’avoir triché à une (première expérience) ou trois reprises (deuxième expérience). L’expérimentateur leur annonce, en effet, qu’une vidéo existe montrant leur méfait et, pour la moitié des participants, une vidéo trafiquée leur est présentée.

Les résultats montrent que la majorité des participants (et même la totalité dans la première expérience) avouent le « crime » qui leur est reproché, sans pourtant l’avoir commis ! Ceux ayant visualisé la vidéo trafiquée ont aussi tendance à avouer plus facilement, à se sentir responsable du délit, et à décrire plus volontiers des détails sur ce qui se serait passé, par rapport à ceux uniquement informés de l’existence de cet enregistrement.

Référence :

Nash, R.A., & Wade, K.A. (2009). Innocent but proven guilty : Eliciting internalized false confessions using doctored-video evidence. Applied Cognitive Psychology, 23(5), 634-637 .

Mots clés :

Faux aveux - Preuves falsifiées - Faux souvenirs induits - Suspects innocents - Interrogatoire de police - Adultes

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RaeA
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