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Quels effets sur la mémoire d’un crime lorsque le témoin se sent proche de la victime ?

9 août 2006 par Frank Arnould

Dans l’étude de Marsh & Greenberg (2006), les sujets visionnaient une vidéo dans laquelle une personne se faisait voler de l’argent après un retrait à un distributeur automatique. La victime était physiquement similaire aux participants (même âge, même origine ethnique et même sexe) ou non (elle était du sexe opposé). La victime se comportait de manière prudente (elle mettait immédiatement l’argent dans sa poche après le retrait) ou imprudente (elle s’éloignait du distributeur tout en comptant son argent) [1].

Lorsque les participants de l’étude ressemblaient à la victime et lorsque celle-ci était prudente, ils avaient tendance ensuite à exagérer la distance qui séparait le voleur de la victime. Ils jugeaient également que le délit avait duré plus longtemps. Les sujets avaient estimé que la victime avait perdu moins d’argent lorsqu’elle était prudente (cette perte ne pouvait être que supposée par les sujets puisque dans le film il était impossible de distinguer la somme qui avait été retirée).

Référence :

Marsch, D.P., & Greenberg, M.S. (2006). The influence of eyewitness similarity to a crime victim and victim culpability on eyewitness recall. Applied Psychology in Criminal Justice, 2, 43-56.

Mots-clés :

Témoignage oculaire, Mémoire, Adultes


[1] Dans leur étude, Marsh et Greenberg utilisent respectivement les termes de "non coupable" et de "coupable" pour qualifier le comportement de la victime.